"J'étais malade, et aujourd'hui je suis guérie !"

Le témoignage de Soeur Marie Simon-Pierre

J'étais malade et je suis guérie. Cette guérison miraculeuse est une bénédiction pour l'Eglise, pour le monde, mais aussi pour notre Institut religieux consacré tout entier au service de la vie, de la famille. Bénédiction que nous accueillons avec joie, reconnaissance et humilité. Je suis bouleversée de savoir qu'elle a contribué au procès de béatification du Pape Jean Paul II.
Je souffrais de la maladie de Parkinson depuis 2001. J’étais encore jeune puisque je n’avais que 40 ans. J’avais la grâce de vivre en Communauté et de travailler, de pouvoir me donner aux autres, de ne pas rester repliée sur moi.
Le Pape Jean-Paul II était pour moi un Pasteur selon le Cœur de Dieu. Il était proche de tous, du plus faible, du pauvre, du petit, du malade… C’était un homme de prière et un apôtre de la miséricorde, défenseur de la vie, de la famille, il œuvrait pour la paix. A sa mort, j’ai ressenti un grand vide, le sentiment que je perdais un ami, un être cher, quelqu’un qui me comprenait.
Après l’annonce du diagnostic, j’éprouvais beaucoup de difficultés à regarder Jean-Paul II à la télévision. Il me renvoyait l’image de ma propre maladie. Cependant, je demeurais très proche de lui par la prière. Je l’ai toujours admiré, j’admirais son humilité, sa force, son courage. Son exemple et témoignage d’oubli total de sa personne pour se donner à son ministère, me stimulait dans la foi et le combat pour accepter cette souffrance et pour l’offrir, car sans amour cela n’avait pas de sens. Je savais qu’il pouvait comprendre ce que je vivais.
Le 2 juin 2005 après-midi, j’ai demandé à ma supérieure de Communauté qui était à l’époque Sœur Marie Thomas, de trouver une autre Petite Sœur pour prendre la responsabilité du service de Maternité car j’étais à bout de forces, épuisée. Les signes cliniques de la maladie s’étaient aggravés dans les semaines qui ont suivi le décès de Jean Paul II. Cela faisait juste 2 mois, jour pour jour. Je lui ai dit que j’acceptais, au fond de moi, d’être un jour dans un fauteuil roulant : ma consécration religieuse n’en serait pas affaiblie, rien, pas même la maladie ne pourrait m’empêcher de la vivre jusqu’au bout. Je pourrais continuer à offrir ma vie pour la Vie. Avec attention, elle m’a écoutée et m’a demandé d’attendre le retour du pèlerinage à Lourdes que je devais effectuer au mois d’août, en me rappelant que toutes les Communautés priaient pour demander ma guérison par l’intercession de Jean Paul II. Elle ajouta "Jean Paul II n’a pas dit son dernier mot". Elle m’a demandé d’écrire son nom alors que je ne pouvais plus écrire. Comme elle insistait, au bout de la 3ème fois, j’ai écrit "Jean Paul II". Devant mon écriture si abîmée, nous sommes restées un long moment en silence à prier.
C'était très fort pour moi de me sentir porter, soutenue par la prière de toutes les Petites Sœurs. Cette guérison est le fruit de la prière de toute une famille religieuse, un miracle de foi. Toute la Congrégation avait commencé dès le 14 mai au soir, en continu, une neuvaine pour demander ma guérison en espérant qu’un miracle pourrait apporter une petite pierre à la cause de béatification de ce Pape qui avait tant marqué notre Institut.
C’était vraiment pour que je puisse continuer à exercer mon service auprès des tous petits et des familles que j’avais accepté cette prière. C’était pour la Mission, non pour ma seule personne. Cette demande de guérison a donc toujours été ordonnée à la Mission, la Mission de l’Eglise.
Depuis ce 14 mai, au cœur de mon épuisement, un verset de l’Evangile de Saint Jean m’habitait et ne me quittait pas : "Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu". Jn 11,40
Dans la soirée, entre 21 h 30 et 21 h 45 j’ai eu envie d’écrire et j’ai vu que mon écriture redevenait normale. Puis je me suis couchée. Je me suis réveillée à 4 h30. Je me suis levée d’un bond sans avoir mal et je suis descendue à l’oratoire de la Maison de Communauté pour prier devant le Saint Sacrement. Une grande paix m’enveloppait, une sensation de bien-être. Ensuite, toujours devant le Saint-Sacrement, j’ai médité les mystères lumineux du Rosaire de Jean-Paul II. Je suis restée en prière jusqu’à 6 heures. Puis à 6 heures, j’ai rejoint la Communauté à la Chapelle pour le temps d’oraison suivi des Laudes et de l’Eucharistie. J’avais environ 50 mètres à parcourir. Je m’aperçois alors, pendant la marche, que mon bras gauche qui était comme inerte à cause de la maladie, se remet à balancer. De même, j’éprouve une légèreté dans tout mon corps. Une souplesse que je ne connaissais plus depuis longtemps. Au cours de cette Eucharistie, une grande paix et une grande joie m’envahissent.
A la sortie de la messe, je suis convaincue d’être guérie : ma main gauche, car je suis gauchère, ne tremble plus du tout. Mon visage est transformé. C'est le matin du 3 juin, le jour de la Solennité du Sacré-Cœur, fête chère à Jean Paul II. Je pars écrire à nouveau et à midi j’arrête brutalement tous mes médicaments. Je mets au courant Sœur Marie Thomas, ma Supérieure, dans l’après-midi et nous ne disons rien jusqu’au 7 juin.
Le 7 juin, je me rends comme prévu chez le médecin neurologue. Celui-ci constate avec un grand étonnement la disparition totale de tous les signes cliniques. Il a du mal à comprendre mon état alors que je ne prends plus aucun traitement depuis 5 jours. Les Communautés rendront grâce dès le 7 juin au soir et garderont le silence sur ce qui s’est passé durant 2 années ainsi que ma famille.
Ce que le Seigneur m’a donné de vivre cette nuit là par l’intercession de Jean-Paul II est un grand mystère, difficile à expliquer avec des mots, tellement c’est grand, tellement c’est fort… C’est comme une seconde naissance, une nouvelle vie. Rien n’est plus comme avant. Ma vie intérieure en a été bouleversée, elle est de plus en plus profonde. Je suis davantage attirée par l’Eucharistie et l’Adoration eucharistique, et le chapelet ne me quitte pas. Le 2 de chaque mois, à 21 h 00, je prends un long temps de prière pour rendre grâce pour ce que le Seigneur a fait de grand en moi, et d'intercession pour toutes les demandes de prière qui nous arrivent du monde entier.
A partir du moment où j’ai accepté que toute la Congrégation prie par l’intercession du Pape Jean-Paul II pour demander ma guérison, j’ai toujours dit que j’irai jusqu’au bout des démarches, quelles qu’elles soient, si notre prière était exaucée. Oui, jusqu’au bout pour que Jean-Paul II soit reconnu Bienheureux puis un jour Saint, jusqu’au bout pour l’Eglise, jusqu’au bout pour que le monde croit, jusqu’au bout pour que la vie soit respectée et que tous ceux qui œuvrent pour le service de la vie soient encouragés. Notre pays, la France a tellement besoin de ne pas perdre ses racines qu’il lui fallait sans doute la visite de Jean Paul II. Je souhaite que des jeunes découvrent la grandeur de la vie, la beauté du mariage et de la vie consacrée ; que des couples, des familles soient réconfortées ; que des médecins chrétiens, gynécologues obstétriciens puissent s’engager à nos côtés.
Je porte en ma consécration plus spécialement les familles blessées, les malades atteints de maladie de Parkinson et les autres malades qui demandent la prière de toute notre famille religieuse. Notre mission de Petites Soeurs des Maternités Catholiques nous envoie aussi vers eux et nous appelle à dire au monde combien leur vie a du prix, combien leur dignité est grande. Le Seigneur me donne un amour et une attention plus particulière pour les plus fragiles, ceux que notre monde rejette si souvent, ces petits enfants porteurs de handicap et pour lesquels Jean Paul II avait tant d’amour.
Les projecteurs ne doivent pas s'orienter vers moi mais vers le Christ et vers ceux qui ont accueilli sa sainteté. Je reste une Petite Sœur parmi les autres Petites Sœurs et il m'importe d'accomplir mon service dans la simplicité et la joie auprès des mères et des tout-petits.
Pour répandre la "culture de la vie", Jean Paul II compte sur nous, sur vous, sur le monde entier. Cette cause de la vie est aujourd’hui entre nos mains et nous avons au Ciel un puissant intercesseur. Faisons nôtre sa prière, celle qu’il adressait à Marie, la Mère des vivants "O Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie" !

voir le documentaire "Santo Subito" sur KTO

 

L'Eucharistie est le centre et le sommet de notre journée.

Nous nous rassemblons pour célébrer celui qui nous a choisies
et qui crée notre unité.

Nous unissons à l'oblation du Christ notre vie, notre activité, les joies
et les peines des personnes rencontrées, afin qu'il les transfigure
en son Sacrifice pour les offrir au Père avec la louange de tout l'univers.

Introduites par lui en sa Pâque, nous vivons la vie éternelle
commencée que notre consécration religieuse signifie.

Nous recevons de son Corps livré et de son Sang versé
la force d'aimer comme lui en vérité et jusqu'au bout.

Au cours de la journée, nous réservons un temps personnel
d'adoration du Saint Sacrement.
Nous rejoignons le Christ en son acte permanent d'oblation au Père
pour que notre vie soit toujours plus offrande et action de grâce.

(Règle de vie des Petites Soeurs des Maternités Catholiques)